Musique – Interview : DJ Izabelita et son set de musiques épicées et interculturelles

Posté le: juin 6, 2019 Posté par: La team FdlM Comments: 0

Musique – Interview : DJ Izabelita et son set de musiques épicées et interculturelles

Animatrice radio à ses débuts (Radio Accords/ Radio Pulsar Poitiers), ethnomusicologue par ses études, voyageuse, polyglotte, chanteuse passionnée de sons du monde depuis toujours. Voilà Isabelle Scharff, plus connue comme DJ Izabelita, qui apportera à la Fête de la Morue un set de musiques brésiliennes ainsi que d’autres sons épicés, fruités, sucrés… toujours dansants !

Répandre et partager les grooves qu’elle aime reste un de ses plus grands plaisirs. Salsa, Samba, Forró, Son, Cha-cha, Reggae, Boogaloo, mais aussi Rai, Soukouss, Maloya ou encore Klezmer, tous les ingrédients seront là pour être partagés avec le public.

Pouvez-vous nous raconter votre histoire avec la musique ?

Tout a commencé par un voyage à Cuba dans le cadre de mes études d’ethnomusicologie. Je devais y rester un trimestre, j’y suis restée 10 mois, en immersion dans la musique et la danse.

Quelles sont vos plus grandes inspirations musicales ?

Les folklores du monde aux arrangements simples m’inspirent, de la rumba cubana au samba de Rio, du protest-song américain au blues cap-verdien en passant par les trovadores latino-américains, je peux tout à fait pleurer sur une belle mélodie guitare/voix ! je me nourris aussi de jazz et d’impro, de black music et de gros orchestres aux arrangements plus sophistiqués, du frevo aux Brass-bands.

J’ai également beaucoup écouté de chanson française et de poésie : Brassens, Higelin, Renaud, le Forestier, Colette Magny… Tou.te.s ceux.celles-là font toujours parti.e.s de ma vie et m’enseignent encore à bien soigner les maux avec les mots.

Vous utilisez dans votre travail beaucoup de rythmes latinos comme la samba, le tango, le forró, la salsa et la rumba. Comment sont-ils arrivés dans votre vie musicale ?

J’ai pas mal voyagé et j’adore apprendre des langues. Mon cœur est donc naturellement allé vers les musiques dont je comprenais les paroles, celles d’Amérique latine et de tous les pays lusophones.

Qu’est-ce que signifie une musique épicée, fruitée, sucrée pour vous ? Et comment équilibrez-vous ces saveurs sur scène ?

J’adore cuisiner et je transpose souvent les vocabulaires musicaux et culinaires. Pour les épices, une bonne grosse salsa avec 18 musicien.ne.s mettra tout le monde d’accord ; pour le côté fruité, on puisera plutôt dans les polyrythmies africaines ou une polyphonie malgache, et pour le sucre, une gafieira brésilienne ou une coladeira. Sur scène, j’alterne au feeling ces diverses saveurs pour satisfaire un max d’oreilles et de corps !

Vous êtes aussi chanteuse. Quelles sont les différences et points communs entre le métier de DJ et celui de chanteuse ?

Le point commun entre les deux missions est la transmission.

En tant que sélecta ou chanteuse, j’aime à faire découvrir des sons d’ailleurs, provoquer la rencontre, attiser la curiosité pour ensuite donner l’envie d’en écouter plus. Dans les deux cas, je suis heureuse quand on vient me demander le titre et/ou l’auteur.trice d’un morceau. Et je suis, de toutes façons, très reconnaissante que des gens bloquent leur soirée, se déplacent, donnent rendez-vous à des ami.e.s pour sortir écouter de la musique. Je trouve que par les temps qui courent, c’est de la vraie résistance !

Qu’est-ce que le public de la Fête de la Morue peut attendre de votre prestation ?

Une bonne dose d’ailleurs et de bonne humeur, sans obligation de rien. On peut danser, mais on peut écouter, rêver, trinquer, s’enlacer… en liberté !

Vendredi 14

23 h – Place du Bicentenaire

Samedi 15

23 h – Stade A. Moga